Parcours

CHAQUE RENCONTRE NOURRIT MON REGARD. MON TRAVAIL ME CONDUIT DANS DES UNIVERS AUX LIEUX SILENCIEUX OU PROFONDÉMENT VIVANTS. JE PHOTOGRAPHIE LES PRÉSENCES PLUS QUE LES POSTURES. LES DÉTAILS QUE L'ON OUBLIE DE REGARDER.

Je capture ce que les gens font de leur bonheur, quand ils pensent qu'on ne les regarde plus.

Je photographie celles et ceux qui font quelque chose de leurs mains ou de leur intelligence et qui méritent qu'on le montre autrement.

| Il me racontait souvent les anecdotes de son village, en Corse. Il avait “la macagna” et cette manie quand il s’apprêtait à raconter une histoire. Le regard espiègle, mon grand-père prenait mon bras, se penchait vers moi, et attendait que toutes les oreilles aux alentours soient bien disponibles. Puis l’index levé vers le ciel il lançait avec son accent :

” Je vais te raconter une histoire,… VRAIE ! “

|  Alors voilà. C’est à mon tour, de vous raconter une histoire VRAIE !

Il y avait une porte au fond de la classe. Une porte ordinaire, dans une école primaire ordinaire. Un jour elle s’est ouverte sur un autre monde. La première chose qui m’a frappée, c’était l’odeur. Acre, chimique, inoubliable. Puis mes yeux se sont ajustés à la pénombre et j’ai vu quelque chose d’impossible se produire, mon visage apparaître lentement sur une feuille de papier blanc, baignant dans un liquide mystérieux. J’avais dix ans. C’était mon premier coup de foudre, le labo-photo.

| La suite a demandé du courage. Imaginez : nous sommes au milieu des années 90. Pas d’internet, pas de réseaux sociaux, pas d’algorithme pour nous guider. Juste un annuaire. C’est avec ça qu’il fallait trouver une école, un maître d’apprentissage, convaincre, se battre. Tenir bon face à un père militaire convaincu qu’une carrière dans les arts ne mènerait nulle part. C’est l’amour paternel, je crois, qui a fini par céder, même sans vraiment y croire.

J’avais quinze ans quand j’ai gagné ce pari silencieux.

| A seize ans, je traversais les portes du lycée professionnel de Nîmes, avec une certitude rare à cet âge : je savais exactement où j’allais, portée par quelque chose d’instinctif et viscéral. Curieuse de tout, avide d’apprendre, déjà habitée par ce métier qui n’en était pas encore un. Ce que je ne mesurais pas encore, c’est que trente ans plus tard j’apprendrais toujours. Et c’est précisément ça, toute la magie de la photographie.

|  L’argentique, d’abord.  Il n’y avait que ça.   

À la chambre, au 24 x 36,  au moyen format « Mamiya mi Amor »*.  J’ai déroulé des centaines de péloches et exposé autant de papier baryté.  J’ai vu arriver Photoshop et ses gros pixels.  Puis le numérique, qui a tout changé sauf l’essentiel.  Et maintenant l’intelligence artificielle   qui débarque avec ses grands airs.   Alors, vieille ou pas vieille ? *

* Petite infidélité à Hasselblad, ça sonnait moins bien !  * Merci Florence

| Je n’ai rien contre elle, mais si vous cherchez de l’IA, vous n’êtes pas au bon endroit.   Je vous laisse trancher.   J‘ai encore des pellicules à développer.

Trente ans, ça se résume mal en quelques lignes. Et franchement, vous méritez mieux qu’un curriculum vitae.  Si vous voulez vraiment savoir la suite…

→ Elle est par ici

Avant d'être photographe, je suis maman. C'est la phrase la plus spontanée que je puisse écrire sur moi. Carla m'a appris à regarder différemment, pas avec la technique, pas avec la composition, pas avec la lumière. Avec les yeux de celle qui aime et qui sait que le meilleur instant ne s'annonce pas. Il arrive. Et les plus  belles images sont toujours celles qu'on ne cherchait pas.

" Ma  Nanou, écoute ton instinct, choisis la vie que tu veux, travaille, sois honnête, bienveillante, libre. Crois en tes rêves, n'abandonne jamais. " 

 

Depuis 2007 |

Après mes années de formation en photographie et mon poste de photographe chez Camara – Créapolis,  |  je commence là où tout commence, par la dentelle, par les larmes retenues. Par ces oui pour la vie, par leurs regards que j’ai vu changer quand ils sont devenus parents, et par tous ces moments que j’ai eu le privilège de photographier des centaines de fois. 

Le mariage m’a emmenée au bout du monde, la Thaïlande, le Maroc, l’Italie, l’Espagne. Chaque destination a nourri mon regard différemment. Chaque culture m’a appris quelque chose sur la lumière,  les traditions, sur ce que les gens font de leur bonheur quand ils pensent qu’on ne les regarde plus. Je ne sais jamais quelle sera la prochaine histoire.

En parallèle, il y a toutes ces séries qui continuent, qui s’accumulent, qui s’approfondissent. Les artisans, les vignerons, les musiciens, les chefs, les architectes, les avocats →  Reportage publié dans Le Figaro.

Tous celles et ceux qui font quelque chose de leurs mains ou de leur intelligence et qui méritent qu’on le montre autrement.

Et puis une autre porte s’est ouverte. Celle du bloc opératoire. Avec les chirurgiens de Visis. Encore un coup de foudre, vous l’avez déjà lu plus haut. |

Aussi, au fond du jardin, il y a une cabane. C’est mon laboratoire, mon sanctuaire, mon autre vie photographique.  Celle où je fabrique mes propres chimies, où je travaille à la chambre.   Le collodion humide, l’ambrotype et le ferrotype me ramènent à l’essentiel.  La lumière, la matière, le temps. Des procédés du XIXe siècle que je pratique avec autant de passion que le numérique.   Je n’ai jamais assez de  temps pour tout ce que cette cabane me promet.

Mais elle est là. Et elle attend.

Je ne sais pas ce que sera la prochaine porte. Je ne sais pas ce qu'elle cache, dans quel univers elle m'emmènera. Je sais seulement que je l'ouvrirai. Et que j'aurai mon appareil photo.

Parlons de votre projet photographique

Qu'il s'agisse de valoriser une activité professionnelle, documenter un savoir-faire, réaliser un reportage médical, photographier un lieu, raconter un événement ou accompagner un mariage, chaque projet mérite une approche attentive et des images qui lui ressemblent. Échangeons ensemble autour de vos besoins et de vos envies. |

Explorer mes reportages et histoires en images

Depuis mes débuts, la photographie me conduit auprès de femmes et d'hommes aux parcours singuliers. Professionnels de santé, avocats, architectes, artisans, vignerons, hôteliers, entreprises, mais aussi couples et familles : chaque reportage est l'occasion de raconter une histoire authentique à travers une approche documentaire, éditoriale et sensible.. |

error: Ce contenu est protégé © Audrey Versini Photographe